Le sombre de l’or – Tome 1 : Ors blanc et rose

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Sa colère et sa rage étaient telles qu’il savait que jamais sa vengeance ne serait assouvie. Il ne pouvait plus passer une seule nuit sans entendre ses gémissements de douleur assourdis par ses paroles douces et bienveillantes. Il était hanté par la couleur de son sang étalé sur le marbre blanc, à tel point qu’il ne distinguait plus que ces deux couleurs. Jusqu’à son dernier souffle où il l’avait tenue dans ses bras, il repensait à sa douce main lui caressant la joue pour le réconforter et lui pardonner.

Ce jour-là, à l’instant où elle avait fermé les yeux pour la dernière fois, il y avait laissé son âme. Il était prêt à pactiser avec le diable et la magie pour assouvir sa vengeance. Plus rien ne pourrait se dresser devant lui, plus aucun sentiment ne pourrait l’atteindre hormis celui de la haine.

Pour celle qu’il avait tant aimée et désirée, il ne ressentait plus rien. Il allait s’employer à la détruire ainsi que sa famille et toutes leurs générations à venir. Ses représailles et sa puissance ne s’arrêteraient pas après sa mort. Il leur jetait une véritable malédiction.

L’Eropie sera bientôt le territoire de la guerre et de la désolation pour la rancœur d’un seul homme. Mais qui sortira de ce combat vainqueur ?

EXTRAITS DU LIVRE

« Mais qu’avait-elle fait ? Elle aurait aimé se réveiller d’un long cauchemar, mais elle savait pertinemment qu’il n’en était rien. Elle avait espéré transcender sa douleur, mais c’est bel et bien celle-ci qui l’avait envahie, pleine et entière. Elle s’y était noyée et ne parvenait pas à refaire surface. Sur le chemin du retour, elle prenait pleine conscience de ce qu’elle s’était infligé cette nuit. L’autodestruction dont elle s’était rendu la victime, l’avait totalement consumée. Mais plus que tout, elle en était maintenant sûre, elle n’aimait qu’Hermios et venait de les priver tous les deux de ce qui aurait dû être leur plus beau moment. Parviendrait-elle à le lui cacher ? Mais surtout, parviendrait-elle à donner de nouveau son corps, cette fois non par détresse, mais bien par amour ? Pour elle dorénavant, le sexe ne représentait que douleur et honte. L’homme qu’elle aimait parviendrait-il à lui rendre cette dignité qu’elle avait volontairement fait voler en éclats ? Tant de questions se bousculaient dans sa tête. Mais une seule chose l’obsédait, elle devait se faire pardonner par Hermios, l’homme de sa vie. »

 

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« Sa mère, la grande sorcière Zanola, était morte seulement quelques mois auparavant et lui avait livré le secret de sa naissance juste avant de s’éteindre. Elle lui avait dit que dans peu de temps, son père reviendrait, accompagné de son frère et qu’elle devait les accueillir pour les aider à reconstruire une armée forte et puissante. Au moment de sa mort, Vicer qui était lié à elle avait disparu et laissé la place à la chouette d’Ourias, qui contrairement à son apparence inoffensive, était capable de faire beaucoup de dégâts car en cas d’attaque, elle pouvait cracher du feu comme les dragons jadis. »

 

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« Les flammes envahissent les rues de la ville et engloutissent les maisons. Des cris retentissants jusqu’à plusieurs kilomètres mettent en alerte les gardes qui envoient des émissaires aux portes de Tanos, afin de prévenir Ademos en l’absence de son père. Le son des lames tranchantes qui se heurtent avec fracas les unes aux autres effraie les habitants de Balladium qui fuient vers la campagne. Obligés de tout laisser derrière eux à l’emprise du feu, maisons, meubles, vêtements et denrées. Ils n’ont le temps de rien emporter et tentent seulement de sauver leurs vies et celles de leurs enfants qui crient. Ces scènes sont insoutenables pour Alaris qui voit son peuple dévasté. »

 

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« Au fur et à mesure qu’il se dévoilait à elle, une sensation étrange commençait à se faire ressentir. Elle avait comme des fourmis dans les jambes et son cœur battait de plus en plus vite. Elle ne comprenait pas pourquoi la vision de ce corps si imposant pouvait jouer autant sur sa perception physique. Mais lorsqu’arriva le moment pour lui de commencer à abaisser son pantalon, elle fut soudainement prise de panique et lui demanda d’arrêter. Il comprit immédiatement ce qui la perturbait et il était hors de question pour lui que sa femme, cette nuit-là, puisse perdre une seconde de l’intense plaisir qu’il lui réservait. »

A propos de l’auteure

Alexe Videri est une jeune auteure de trente-cinq ans, mariée et maman de trois enfants. Elle fût bercée par les mots des livres, dès qu’elle eût l’âge de les lire seule. Plus tard, vers une dizaine d’années, c’est tout naturellement qu’elle commença à bredouiller sur le papier, à l’aide de son stylo plume préféré, des lignes, puis des pages, puis des romans courts de type nouvelles, durant toute son adolescence. Après avoir effectué deux années magnifiques de littérature au lycée, elle se dirigea néanmoins vers une filière commerciale pour subvenir à ses besoins et délaissa de ce fait l’écriture et même la lecture. Puis la vie faisant son chemin et la maternité arrivant tôt, elle décida de ne plus se consacrer qu’à son travail et son premier enfant. Mais elle fût rattrapée par une lourde réalité quelques années plus tard, à l’aube de ses trente printemps, et se retrouva chez elle, dans une vie presque cloîtrée, à cause d’une maladie invalidante : la fibromyalgie. S’en suivie une lente descente abyssale jusqu’à ce qu’elle se réveille, un matin d’octobre 2017, avec une idée en tête, après avoir fait un rêve empreint d’aventures, que son corsp ne pourrait inextricablement plus jamais vivre. Son besoin d’évasion et son désir, plus fort que tout, de reprendre une forme d’activité, la conduisirent à l’évidence : se remettre à écrire et coucher sur le papier ce rêve fous dont elle avait noté les moindres détails sur son téléphone, premier « outil » présent au moment de son réveil. C’est ainsi que naquit « Le Sombre de l’or », tremplin grâce auquel maintenant, elle peut occuper son quotidien, non pas dansle déclin, mais avec une vraie soif d’écriture et pour permettre à ses lecteurs de s’évader à leur tour grâce à ses récits, comme elle le fait elle-même chaque jour. C’est aussi grâce à cette notoriété naissante, qu’elle peut consacrer une partie de cette activité pour écrire en collaboration avec une illustratrice de talent, des livres illustrés, adaptés au départ de sa maladie, mais conduisant à une série qui évoquera tous types de pathologies invisibles à l’oeil nu, qui deviennent source de souffrance morales pour les personnes qui en sont atteintes, de par les jugements incessants dont ils sont victimes, ainsi que l’incompréhension, collective bien souvent, de manière à mieux expliquer à tous, ludiquement, ce dont ils ne sont pas conscients, pour les aider à changer de regard sur ces conditions de vie si impalpables et pourtant si souvent difficiles. Mettre sa plume au service des bibliophages, autant pour les animer et les émouvoir, que pour les faire réagir ; telle est l’ambitiont folle d’Alexe Videri. Et ce que peuvent en dire ses lecteurs pour le moment, c’est qu’elle y parvient à chaque fois. Son plus grand bonheur au-delà de l’écriture en elle-même : pouvoir échanger avec eux sur tous les points de ses oeuvres qu’ils souhaitent aborder, pour enrichir encore ses futurs récits, toujours grâce à eux, sans qui elle n’aurait jamais pu poursuivre ainsi, l’une des plus belles aventures de sa vie.